Extension d’un bâtiment viticole en Champagne : qui contacter et par où commencer ?
Vous souhaitez agrandir un bâtiment viticole, une cuverie, un pressoir ou vos espaces de stockage en Champagne mais vous ne savez pas comment organiser votre projet ?
Architecte, maître d’œuvre, bureaux d’études, contractant général, entreprise générale… Plusieurs professionnels peuvent intervenir et leurs missions dépendent du fonctionnement de votre exploitation, du bâtiment existant et de la nature de l’extension.
Un projet viticole ne consiste pas uniquement à créer des mètres carrés supplémentaires. Il doit intégrer les flux de production, les équipements, les contraintes des vendanges, le nettoyage des installations, le stockage et, le cas échéant, l’accueil du public.
Avant de consulter les entreprises, il est donc important de définir précisément le besoin et de constituer une équipe connaissant les contraintes propres aux bâtiments viticoles.
Quels projets d’extension pour un bâtiment viticole ?
Les besoins peuvent être très différents d’une exploitation à une autre.
Une extension peut notamment permettre de créer ou d’agrandir :
une cuverie ;
un centre de pressurage ;
une zone de réception des raisins ;
un espace de stockage ;
une zone de tirage ou d’habillage ;
des locaux techniques ;
un atelier ;
des bureaux ;
des locaux sociaux ;
un espace de dégustation ou de vente ;
une zone d’accueil pour les visiteurs ;
une aire logistique ou de livraison.
Le projet doit donc être pensé en fonction de l’organisation réelle de l’exploitation.
Qui contacter pour l’extension d’un bâtiment viticole ?
Un architecte
L’architecte intervient dans la conception du projet et, lorsque la réglementation l’impose, dans l’établissement du projet architectural nécessaire au permis de construire.
Les règles de recours à l’architecte dépendent notamment du statut du porteur du projet, de la nature du bâtiment, de la surface et de l’autorisation d’urbanisme nécessaire.
Les bâtiments agricoles bénéficient notamment de règles spécifiques. Il est donc important de vérifier la situation exacte du projet avant de déterminer le périmètre de la mission de l’architecte.
Sur un projet viticole, l’architecte peut notamment travailler sur :
l’intégration de l’extension au bâtiment existant ;
l’organisation des espaces ;
les circulations ;
l’image du domaine ;
l’intégration paysagère ;
les autorisations d’urbanisme ;
les espaces destinés à recevoir du public.
Il peut travailler en collaboration avec un maître d’œuvre et différents bureaux d’études.
Un maître d’œuvre
Le maître d’œuvre peut devenir l’interlocuteur principal de l’exploitation pour organiser le projet et coordonner les différents intervenants.
Selon sa mission, il peut notamment :
analyser le fonctionnement actuel du site ;
traduire les besoins de l’exploitation en programme de travaux ;
travailler avec l’architecte ;
coordonner les bureaux d’études ;
préparer la consultation des entreprises ;
analyser les offres ;
organiser le planning ;
suivre et coordonner les travaux.
Pour un bâtiment viticole, une bonne connaissance des contraintes d’exploitation constitue un véritable avantage.
Les besoins d’une cuverie ou d’un centre de pressurage sont très différents de ceux d’un bâtiment tertiaire classique.
Un contractant général
Le contractant général peut proposer une prise en charge plus globale avec un interlocuteur principal.
Il constitue alors l’équipe nécessaire au projet et peut travailler avec :
un architecte ;
des bureaux d’études ;
un économiste ;
des entreprises spécialisées ;
des fournisseurs d’équipements.
Cette organisation peut être intéressante pour une exploitation qui souhaite déléguer une grande partie de la conception et de la réalisation du projet.
Il reste néanmoins important de vérifier que l’équipe dispose d’une expérience adaptée aux bâtiments viticoles et à leurs contraintes particulières.
Une entreprise générale
Lorsque le projet est déjà défini, une entreprise générale peut prendre en charge plusieurs lots de travaux et assurer leur coordination.
Elle pourra travailler à partir des plans et études réalisés en amont par l’architecte, le maître d’œuvre et les bureaux d’études.
Sur un projet viticole, elle devra notamment intégrer les interfaces entre le bâtiment et les équipements de production.
Les bureaux d’études
Selon le projet, différentes compétences techniques peuvent être nécessaires.
Il peut notamment être pertinent de faire intervenir :
un bureau d’études structure ;
un bureau d’études fluides ;
un bureau d’études électricité ;
un thermicien ;
un bureau d’études VRD ;
un géotechnicien ;
un économiste de la construction.
Les besoins dépendront fortement des équipements présents dans le bâtiment et des performances attendues.
Pourquoi un bâtiment viticole nécessite-t-il une approche spécifique ?
Les flux pendant les vendanges
La période des vendanges concentre une activité particulièrement importante sur une durée relativement courte.
L’organisation du bâtiment doit notamment permettre d’anticiper :
l’arrivée des raisins ;
les circulations de véhicules ;
les zones de déchargement ;
l’accès au pressoir ;
les déplacements du personnel ;
les flux entre pressurage et cuverie.
Une mauvaise organisation des circulations peut rapidement devenir pénalisante pendant cette période.
Le pressoir
Lorsqu’un projet concerne un centre de pressurage, son fonctionnement doit être intégré dès la conception du bâtiment.
Il faut notamment prévoir :
l’implantation du ou des pressoirs ;
les accès ;
les zones de chargement ;
les circulations ;
les réseaux ;
les possibilités de nettoyage ;
l’évacuation et la gestion des sous-produits et des eaux de lavage.
En Champagne, le pressurage répond également aux exigences spécifiques de l’appellation. Le fonctionnement futur du centre doit donc être pris en compte dès les études.
La cuverie
Une extension de cuverie peut nécessiter une réflexion particulière sur :
l’implantation des cuves ;
les hauteurs disponibles ;
les possibilités d’évolution ;
les circulations ;
les passerelles ;
les réseaux ;
l’électricité ;
la maîtrise des températures ;
le nettoyage ;
la sécurité des utilisateurs.
Il est également utile d’anticiper les futurs équipements afin d’éviter de concevoir une extension déjà trop contrainte quelques années après sa réalisation.
Les eaux de lavage et effluents
Le nettoyage des pressoirs, des caisses, des cuves et des espaces de travail génère des volumes d’eau qui doivent être pris en compte dans la conception.
Les réseaux, les pentes, les évacuations et les dispositifs de récupération ou de traitement doivent donc être étudiés dès le projet.
Ce sujet est particulièrement important pour les centres de pressurage et les cuveries.
Le stockage
Les besoins de stockage doivent être évalués selon le fonctionnement de l’exploitation.
Il peut s’agir de prévoir des espaces pour :
les bouteilles ;
les produits finis ;
les matières sèches ;
les cartons ;
les palettes ;
les équipements ;
le matériel viticole.
Les accès et les moyens de manutention doivent également être anticipés.
Et si le projet comprend un espace de dégustation ou de vente ?
De nombreuses exploitations viticoles développent également l’accueil des visiteurs.
Un projet d’extension peut ainsi intégrer :
une salle de dégustation ;
un espace de vente ;
une salle de réception ;
un parcours de visite ;
des sanitaires ;
des espaces extérieurs.
Dès lors que des locaux sont destinés à recevoir du public, des contraintes spécifiques peuvent s’appliquer, notamment en matière d’accessibilité et de sécurité incendie.
La partie œnotouristique doit donc être étudiée comme une composante à part entière du projet.
Comment organiser un projet d’extension viticole ?
Plusieurs organisations sont possibles.
Architecte, bureaux d’études et entreprises séparées
L’exploitation constitue une équipe de conception puis consulte les différentes entreprises pour réaliser les travaux.
La coordination peut être assurée par l’architecte, un maître d’œuvre ou un autre professionnel selon les missions contractualisées.
Maître d’œuvre avec architecte et bureaux d’études
Le maître d’œuvre peut être l’interlocuteur principal et organiser les différentes compétences nécessaires au projet.
Cette solution peut notamment permettre d’intégrer simultanément les problématiques architecturales, techniques et fonctionnelles du site.
Contractant général
Le projet peut également être confié à un interlocuteur chargé d’organiser la conception et la réalisation de l’ensemble de l’opération.
Cette approche permet de limiter le nombre d’interlocuteurs directs pour l’exploitation.
Par où commencer ?
1. Définir le besoin réel
Avant de parler de bâtiment, il faut déterminer ce que l’exploitation cherche à améliorer.
Le besoin peut être lié :
à une augmentation de production ;
à un manque de stockage ;
à une nouvelle cuverie ;
à l’installation d’un nouveau pressoir ;
à une réorganisation des flux ;
à de nouveaux équipements ;
au développement de l’œnotourisme ;
à l’amélioration des conditions de travail.
L’extension doit répondre à cette problématique et non simplement ajouter de la surface.
2. Analyser l’existant
Il faut ensuite examiner :
le bâtiment actuel ;
le terrain disponible ;
les accès ;
les réseaux ;
les équipements existants ;
les flux de production ;
les capacités de stockage ;
les possibilités d’évolution ;
les contraintes d’urbanisme.
Cette analyse permettra de déterminer si une extension est la bonne solution et où elle doit être implantée.
3. Anticiper les équipements
Les dimensions du bâtiment dépendent souvent directement des équipements qui y seront installés.
Pressoir, cuves, groupes froids, chaînes d’habillage, matériel de manutention ou équipements de stockage doivent donc être intégrés suffisamment tôt dans la réflexion.
Concevoir le bâtiment et choisir les équipements séparément peut entraîner des adaptations coûteuses.
4. Vérifier les contraintes réglementaires
L’autorisation nécessaire dépend des caractéristiques du projet.
Le recours à un architecte doit également être vérifié selon la situation du porteur du projet, la nature du bâtiment et ses surfaces.
D’autres réglementations peuvent s’ajouter selon l’activité et les espaces créés, notamment lorsqu’ils sont destinés à accueillir du public.
5. Organiser le chantier autour de l’exploitation
Pour un domaine viticole, le calendrier est particulièrement important.
Les périodes de vendanges, de pressurage et les différentes étapes de production peuvent fortement limiter les périodes pendant lesquelles certains travaux sont possibles.
Le phasage doit donc être anticipé afin de limiter l’impact du chantier sur l’activité.
Pourquoi privilégier des professionnels connaissant le secteur viticole ?
Une extension de bâtiment viticole rassemble des problématiques de bâtiment et des problématiques métier.
Un professionnel connaissant ce type de projet pourra plus facilement comprendre les enjeux liés :
au pressoir ;
à la cuverie ;
aux flux de vendanges ;
aux réseaux ;
aux eaux de lavage ;
aux équipements ;
au stockage ;
au maintien de l’activité ;
à l’accueil éventuel du public.
Cette expérience peut permettre d’identifier certains besoins avant qu’ils ne deviennent des contraintes pendant les travaux.
Vous avez un projet de bâtiment viticole en Champagne ?
Le Bon Interlocuteur Travaux vous aide à identifier les professionnels adaptés à votre projet avant même de consulter les entreprises.
Extension de cuverie, création d’un pressoir, augmentation des capacités de stockage, nouveaux locaux ou projet œnotouristique : décrivez-nous votre besoin et le fonctionnement actuel de votre exploitation.
Nous vous aidons à déterminer les compétences à mobiliser et pouvons, lorsque nous disposons des partenaires adaptés en Champagne, vous mettre en relation avec eux.
Avant le bon devis, trouvez le bon interlocuteur.
Questions fréquentes
Qui contacter pour agrandir une cuverie ?
Selon le projet, un architecte, un maître d’œuvre et différents bureaux d’études peuvent intervenir ensemble. Le choix dépend notamment des modifications du bâtiment et des équipements à installer.
Qui contacter pour créer ou agrandir un pressoir ?
Il est préférable de travailler avec une équipe connaissant les contraintes des centres de pressurage et capable d’intégrer simultanément le bâtiment, les équipements, les réseaux et les flux liés aux vendanges.
Un architecte est-il obligatoire pour un bâtiment viticole ?
Cela dépend notamment du statut du porteur du projet, de la nature du bâtiment, de sa surface et de l’autorisation nécessaire. Les bâtiments agricoles bénéficient de règles spécifiques. La situation doit donc être vérifiée au cas par cas.
Peut-on maintenir l’activité pendant les travaux ?
Oui dans de nombreux cas, mais cela nécessite d’étudier précisément le phasage, les accès, les réseaux et les périodes d’intervention afin de ne pas perturber les étapes importantes de production.
Faut-il prévoir les équipements avant de concevoir l’extension ?
Il est fortement recommandé d’identifier au moins leurs caractéristiques principales. Leur taille, leurs besoins en réseaux et les circulations nécessaires peuvent avoir une influence directe sur la conception du bâtiment.
Peut-on intégrer un espace de dégustation dans l’extension ?
Oui. Si cet espace reçoit du public, les contraintes correspondantes devront être intégrées au projet, notamment en matière d’accessibilité et de sécurité.