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Projet de bâtiment viticole : architecte, maître d’œuvre ou contractant général ?

Vous avez un projet de construction, d’extension ou de rénovation d’un bâtiment viticole en Champagne mais vous ne savez pas à qui le confier ?

Architecte, maître d’œuvre, contractant général, bureaux d’études, entreprise générale… Plusieurs organisations sont possibles et ces professionnels n’ont pas nécessairement des rôles concurrents.

Sur un même projet, un architecte peut concevoir le bâtiment et établir le projet architectural, un maître d’œuvre coordonner les études et les entreprises, tandis que différents bureaux d’études apportent leurs compétences techniques.

À l’inverse, un contractant général peut proposer une prise en charge plus globale en réunissant lui-même une partie de ces compétences.

La bonne question n’est donc pas seulement « qui choisir ? », mais plutôt « comment organiser mon projet et qui sera responsable de quoi ? »

Équipe de professionnels étudiant les plans d'un projet de bâtiment viticole en Champagne

Quels professionnels peuvent intervenir sur un projet viticole ?

Un bâtiment viticole peut faire intervenir plusieurs compétences selon sa nature :

  • architecte ;

  • maître d’œuvre ;

  • contractant général ;

  • entreprise générale ;

  • bureau d’études structure ;

  • bureau d’études fluides ;

  • bureau d’études électricité ;

  • thermicien ;

  • économiste de la construction ;

  • bureau d’études VRD ;

  • géotechnicien ;

  • équipementiers spécialisés.

Une cuverie, un centre de pressurage, un bâtiment de stockage ou un espace œnotouristique ne nécessiteront pas nécessairement la même équipe.

L’objectif est donc de réunir les bonnes compétences sans multiplier inutilement les intervenants.

Le rôle de l’architecte

L’architecte intervient principalement dans la conception architecturale du projet.

Selon la mission qui lui est confiée, il peut notamment travailler sur :

  • l’implantation du bâtiment ;

  • son organisation ;

  • les volumes ;

  • les façades ;

  • l’intégration au site ;

  • les circulations ;

  • les autorisations d’urbanisme ;

  • la consultation des entreprises ;

  • le suivi des travaux.

Sa mission peut donc être relativement ciblée ou, au contraire, couvrir une grande partie du projet.

L’architecte doit-il forcément piloter tout le chantier ?

Non.

Même lorsque le recours à un architecte est obligatoire pour établir le projet architectural soumis à permis de construire, cela ne signifie pas nécessairement qu’il doit assurer seul l’ensemble de la maîtrise d’œuvre jusqu’à la réception des travaux.

Les missions peuvent être réparties entre plusieurs intervenants.

L’architecte peut par exemple intervenir sur la conception et le permis, tandis qu’un maître d’œuvre coordonne ensuite les études techniques, la consultation des entreprises et le chantier.

Il peut également assurer lui-même une mission plus complète si le maître d’ouvrage souhaite conserver un interlocuteur architectural jusqu’à la réalisation.

Quand l’architecte est-il obligatoire ?

La réponse dépend notamment du statut du porteur du projet, de la nature du bâtiment, de sa surface et de l’autorisation nécessaire.

Pour les projets soumis à permis de construire, une personne morale doit en principe recourir à un architecte.

Des règles particulières existent toutefois pour certaines exploitations agricoles et certains bâtiments agricoles.

La situation doit donc être vérifiée pour chaque projet avant de déterminer l’organisation de l’équipe de conception.

Le rôle du maître d’œuvre

Le maître d’œuvre intervient dans la conception, l’organisation et le suivi du projet selon la mission qui lui est confiée.

Il peut notamment :

  • analyser les besoins de l’exploitation ;

  • établir le programme ;

  • coordonner l’architecte ;

  • coordonner les bureaux d’études ;

  • travailler avec les fournisseurs d’équipements ;

  • préparer les dossiers de consultation ;

  • analyser les offres des entreprises ;

  • organiser le planning ;

  • suivre et coordonner les travaux ;

  • accompagner le maître d’ouvrage jusqu’à la réception.

Le maître d’œuvre peut donc devenir l’interlocuteur central du viticulteur sans se substituer aux compétences réglementaires ou techniques des autres intervenants.

Architecte et maître d’œuvre peuvent-ils travailler ensemble ?

Oui.

Il ne faut pas nécessairement opposer architecte et maître d’œuvre.

L’architecte peut prendre en charge le projet architectural tandis que le maître d’œuvre assure une mission plus globale de coordination technique et opérationnelle.

Autour d’eux peuvent intervenir les bureaux d’études nécessaires au projet.

Pour le viticulteur, l’essentiel est surtout de savoir clairement :

  • qui conçoit quoi ;

  • qui coordonne les études ;

  • qui échange avec les équipementiers ;

  • qui consulte les entreprises ;

  • qui suit le chantier ;

  • qui est son interlocuteur principal.

Le rôle du contractant général

Le contractant général propose généralement une organisation différente.

Plutôt que de confier séparément la conception puis les travaux à plusieurs interlocuteurs, le maître d’ouvrage confie un périmètre plus global à un interlocuteur principal.

Selon l’entreprise et le contrat proposé, le contractant général peut organiser autour de lui :

  • architecte ;

  • bureaux d’études ;

  • économiste ;

  • entreprises de travaux ;

  • équipementiers ;

  • spécialistes du secteur viticole.

Le viticulteur dispose alors principalement d’un interlocuteur pour organiser la conception et la réalisation de l’opération.

Le périmètre peut toutefois varier fortement d’un contractant à l’autre.

Il est donc essentiel de vérifier précisément ce que comprend réellement l’offre.

Le contractant général remplace-t-il l’architecte ?

Non lorsque l’intervention de l’architecte est réglementairement nécessaire.

Le contractant général peut en revanche travailler avec un architecte et intégrer cette compétence dans l’équipe mise en place pour le projet.

Pour le maître d’ouvrage, l’interlocuteur principal peut donc être le contractant général même si un architecte intervient effectivement sur l’opération.

L’obligation de mobiliser une compétence ne signifie donc pas nécessairement que ce professionnel doit devenir l’unique interlocuteur du viticulteur.

Et l’entreprise générale ?

L’entreprise générale intervient principalement dans la réalisation des travaux.

Elle peut prendre en charge plusieurs corps d’état et assurer leur coordination.

Le projet peut par exemple être conçu en amont par :

  • un architecte ;

  • un maître d’œuvre ;

  • plusieurs bureaux d’études ;

puis être confié pour sa réalisation à une entreprise générale.

La conception et la réalisation restent alors organisées autour d’intervenants distincts.

Quelle différence entre maître d’œuvre et contractant général ?

La différence principale tient à l’organisation contractuelle du projet.

Avec une maîtrise d’œuvre

Le maître d’ouvrage conserve généralement une relation directe avec les entreprises chargées des travaux.

Le maître d’œuvre conçoit, conseille, consulte les entreprises et coordonne le projet selon sa mission.

Le viticulteur signe donc généralement plusieurs contrats :

  • maîtrise d’œuvre ;

  • entreprises de travaux ;

  • éventuellement certains bureaux d’études ou équipementiers.

Cette organisation permet de conserver davantage de visibilité sur les entreprises et les différents marchés.

Avec un contractant général

Le maître d’ouvrage confie généralement une mission plus globale à un interlocuteur contractuel principal.

Le contractant organise lui-même une grande partie des intervenants nécessaires à la conception et à la réalisation.

Le viticulteur dispose donc de moins d’interlocuteurs directs.

Quelle organisation choisir pour un projet viticole ?

Il n’existe pas de montage systématiquement meilleur qu’un autre.

Le choix dépend notamment :

  • de la taille du projet ;

  • de sa technicité ;

  • du budget ;

  • du temps que le viticulteur souhaite consacrer au projet ;

  • de son niveau de connaissance du bâtiment ;

  • de la nécessité de maintenir l’activité ;

  • du nombre d’équipements techniques ;

  • de la liberté souhaitée dans le choix des entreprises ;

  • du niveau de responsabilité que le maître d’ouvrage souhaite déléguer.

Architecte en mission étendue

Le viticulteur peut choisir de confier une mission importante à l’architecte.

Celui-ci peut alors coordonner les bureaux d’études, accompagner la consultation des entreprises et suivre la réalisation selon le contenu du contrat.

Cette organisation peut notamment être pertinente lorsque le projet comporte une forte dimension architecturale :

  • bâtiment représentatif du domaine ;

  • espace de dégustation ;

  • œnotourisme ;

  • bâtiment visible depuis le paysage ;

  • transformation importante d’un bâtiment ancien.

Architecte + maître d’œuvre + bureaux d’études

Cette organisation permet de répartir les compétences.

L’architecte traite notamment les problématiques architecturales tandis qu’un maître d’œuvre peut piloter plus largement les sujets techniques et opérationnels.

Pour un bâtiment viticole, cette organisation peut permettre de coordonner :

  • bâtiment ;

  • structure ;

  • cuverie ;

  • pressoir ;

  • fluides ;

  • froid ;

  • électricité ;

  • VRD ;

  • effluents ;

  • équipements de production.

Le maître d’ouvrage conserve ensuite généralement une relation directe avec les entreprises qui réalisent les travaux.

Contractant général avec équipe intégrée

Cette solution peut convenir à une exploitation qui souhaite déléguer davantage l’organisation du projet.

Le contractant général réunit alors les différentes compétences nécessaires et propose un périmètre plus global.

Avant de retenir cette organisation, il est important de comprendre :

  • qui réalisera la conception ;

  • quel architecte interviendra ;

  • quels bureaux d’études seront mobilisés ;

  • quelles prestations sont incluses ;

  • quels équipements sont compris ;

  • quelles prestations restent à la charge du viticulteur ;

  • comment sont gérées les modifications ;

  • comment est défini le prix final du projet.

Maîtrise d’œuvre puis entreprise générale

Une autre possibilité consiste à faire concevoir entièrement le projet par une équipe de maîtrise d’œuvre indépendante puis à consulter une entreprise générale pour réaliser les travaux.

Cette organisation permet de disposer d’un projet relativement détaillé avant de sélectionner l’entreprise.

Elle peut également faciliter la comparaison des propositions puisque les entreprises travaillent à partir d’un même dossier.

Quel montage pour une cuverie ?

Une cuverie nécessite une forte coordination technique.

Il faut notamment intégrer :

  • les dimensions des cuves ;

  • les réseaux ;

  • le froid ;

  • la maîtrise des températures ;

  • la ventilation ;

  • les sols ;

  • les eaux de lavage ;

  • les effluents ;

  • les circulations ;

  • les possibilités d’évolution.

Le professionnel chargé de piloter le projet doit donc être capable de coordonner les bureaux d’études et les fournisseurs d’équipements suffisamment tôt.

Le choix entre maîtrise d’œuvre et contractant général dépend alors principalement du niveau de pilotage que souhaite conserver l’exploitation.

Quel montage pour un centre de pressurage ?

Un centre de pressurage implique également une forte coordination entre bâtiment et équipements.

Il faut notamment intégrer :

  • la réception des raisins ;

  • les circulations ;

  • la pesée ;

  • les pressoirs ;

  • le nettoyage ;

  • les effluents ;

  • la gestion des marcs ;

  • le transfert des moûts.

Une équipe connaissant le fonctionnement d’un centre de pressurage champenois constitue donc un critère particulièrement important.

Le nom donné au montage est moins important que la capacité réelle de l’équipe à coordonner correctement l’ensemble de ces contraintes.

Quel montage pour un projet œnotouristique ?

Un espace destiné aux visiteurs comporte généralement une dimension architecturale et d’aménagement importante.

Architecte, architecte d’intérieur, maître d’œuvre et bureaux d’études peuvent alors intervenir ensemble.

Le projet doit notamment intégrer :

  • le parcours des visiteurs ;

  • l’accessibilité ;

  • la sécurité ;

  • l’architecture intérieure ;

  • l’éclairage ;

  • l’acoustique ;

  • la boutique ;

  • la dégustation ;

  • la relation avec les zones de production.

L’équipe doit donc être adaptée à l’expérience que le domaine souhaite proposer.

Faut-il choisir le professionnel le moins cher ?

Pas nécessairement.

Comparer uniquement les honoraires ou le prix global peut être trompeur si les missions proposées ne sont pas identiques.

Une offre peut intégrer :

  • la conception ;

  • les études techniques ;

  • le permis ;

  • la consultation des entreprises ;

  • l’analyse des devis ;

  • la coordination ;

  • le suivi du chantier ;

  • la réception.

Une autre peut n’en comprendre qu’une partie.

Avant de comparer les montants, il est donc essentiel de comparer le périmètre réel des prestations.

Quelles questions poser avant de choisir ?

Avant de confier un projet, il est utile de demander clairement :

  • qui sera votre interlocuteur principal ;

  • qui réalise la conception ;

  • qui réalise ou coordonne le permis ;

  • qui organise les études techniques ;

  • qui travaille avec les équipementiers ;

  • qui consulte les entreprises ;

  • qui analyse leurs offres ;

  • qui coordonne le chantier ;

  • qui suit l’exécution des travaux ;

  • quelles prestations sont exclues ;

  • comment sont gérées les modifications ;

  • quelles références l’équipe possède sur des bâtiments comparables.

Deux offres portant le même intitulé peuvent correspondre à des niveaux d’accompagnement très différents.

L’expérience viticole est-elle importante ?

Oui, particulièrement pour les projets techniques.

Un professionnel qui connaît les bâtiments viticoles comprendra plus rapidement les problématiques liées :

  • aux vendanges ;

  • au pressurage ;

  • à la cuverie ;

  • aux équipements ;

  • aux températures ;

  • aux réseaux ;

  • aux effluents ;

  • au stockage ;

  • aux flux ;

  • au maintien de l’activité ;

  • à l’accueil éventuel du public.

Cela ne signifie pas que chaque intervenant doit être exclusivement spécialisé dans la viticulture.

En revanche, l’équipe doit être capable de comprendre ces contraintes et de mobiliser les spécialistes nécessaires.

Vous ne savez pas quelle organisation choisir pour votre projet viticole ?

Le Bon Interlocuteur Travaux vous aide à identifier le type d’accompagnement adapté avant même de demander des devis.

Construction d’un bâtiment, extension, nouvelle cuverie, centre de pressurage, rénovation ou projet œnotouristique : décrivez-nous votre besoin, votre exploitation et le niveau d’accompagnement que vous recherchez.

Nous vous aidons à déterminer les compétences nécessaires et le type d’interlocuteur pertinent pour organiser votre projet.

Lorsque nous disposons des partenaires adaptés en Champagne, nous pouvons également vous mettre en relation avec eux.

Avant le bon devis, trouvez le bon interlocuteur.

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Questions fréquentes

Architecte ou maître d’œuvre pour un bâtiment viticole ?

Ce n’est pas nécessairement l’un ou l’autre. Architecte et maître d’œuvre peuvent intervenir ensemble avec une répartition précise des missions.

Peut-on avoir un maître d’œuvre comme interlocuteur principal si un architecte est obligatoire ?

Oui. L’architecte doit assurer les missions nécessitant son intervention, tandis qu’un autre maître d’œuvre peut assurer une coordination plus globale selon l’organisation retenue.

Un contractant général peut-il travailler avec un architecte ?

Oui. Lorsque le projet nécessite un architecte, le contractant général peut intégrer cette compétence dans l’équipe qu’il constitue autour du projet.

Quelle différence entre entreprise générale et contractant général ?

L’entreprise générale intervient principalement dans la réalisation et la coordination des travaux. Le contractant général propose généralement une prise en charge plus large pouvant également intégrer une partie importante de la conception.

Quel est le meilleur montage pour une cuverie ou un pressoir ?

Il n’existe pas de réponse universelle. L’essentiel est que la personne chargée de piloter le projet puisse coordonner correctement le bâtiment, les bureaux d’études et les équipementiers.

Peut-on consulter plusieurs maîtres d’œuvre ou contractants généraux ?

Oui. Il est toutefois important de leur transmettre un programme comparable et de vérifier que leurs propositions couvrent réellement les mêmes missions.

Comment comparer deux offres ?

Il faut comparer à la fois le prix et le périmètre des prestations : études, permis, bureaux d’études, consultation des entreprises, suivi du chantier, équipements inclus et responsabilités de chaque intervenant.